Le paradoxe de l’épargne retraite <span>– Vendredi, 12 Décembre 2014</span>
02 Mar 2015

Le paradoxe de l’épargne retraite – Vendredi, 12 Décembre 2014

Dans son rapport présenté le 2 décembre

02 Mar 2015

Dans son rapport présenté le 2 décembre 2014, l’Institut de la protection sociale (IPS) propose d’harmoniser les règles des différents produits d’épargne retraite distribués en France. Selon ce « think tank », la variété des avantages et contraintes de ces produits n’aident pas à leur compréhension et donc à leur souscription. Pire : cela créerait une concurrence déloyale entre eux.

L’IPS prend ainsi pour exemple le contrat Retraite Madelin (réservé aux travailleurs non-salariés) et le plan d’épargne retraite populaire (Perp) accessible à tous les particuliers (y compris les inactifs). A en croire le laboratoire d’idées dans lequel siègent notamment des banquiers, des assureurs et des courtiers, on assisterait actuellement à un transfert des premiers vers les seconds.

La raison d’après l’IPS : le Perp offre la possibilité, depuis la réforme des retraites de 2010, de sortir à hauteur de 20% en capital au moment du départ à la retraite et pas le contrat Madelin. Toujours selon le think tank, ce serait d’ailleurs cette « liquidité » partielle qui expliquerait le retour en grâce actuel du Perp et non les intéressantes déductions fiscales que le plan offre.

C’est pourquoi l’IPS préconise dans son rapport d’étendre au contrat Madelin, mais aussi au Corem, la sortie possible de 20% en capital. En suivant cette logique d’harmonisation, on devrait carrément instaurer une sortie possible à 100% en capital. Après tout, cette option est prévue dans les plans d’épargne retraite collectif (Perco) et elle est très largement préférée à la sortie traditionnelle en rentes viagères. Réflexion faite, ce n’est pas la peine. L’option 100% en capital existe déjà : elle s’appelle l’assurance vie.

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