La newsletter Finance <span>– vendredi, 12 février 2016</span>
17 Fév 2016

La newsletter Finance – vendredi, 12 février 2016

POINT DE SITUATION ÉCONOMIQUE ET ANALYSE DES

17 Fév 2016

POINT DE SITUATION ÉCONOMIQUE ET ANALYSE DES MARCHÉS

Ce début d’année 2016 est marqué par une volatilité extrême sur les Marchés, les investisseurs privilégiant à nouveau le scénario du pire. Une nouvelle fois hantés par la crainte d’un effondrement général, ils ont fait vaciller l’ensemble des valeurs en janvier :
– CAC 40 au niveau du 24/12/2009
– NIKKEI -21.44% depuis le 1er janvier 2016
– NASDAQ -13.74% depuis le 1er janvier 2016
– MIB30 (Indice Italien) – 30% depuis le 30/11
– Les indices chinois ont enregistré deux « mini-krachs » en l’espace d’une semaine dès les premiers jours de janvier
– Société Générale -38% depuis le 30/11/2015, -34% depuis le 30/12

Pourtant, les indicateurs publiés sur cette période sont loin de justifier un mouvement de cette ampleur. Ainsi, si on reprend les valeurs bancaires comme celle de la Société Générale présentée ci-dessus en exemple, il y a une grande part d’incohérence dans cette baisse. Les banques françaises sont saines, solides grâce aux derniers renforcements de la régulation, et offrent des perspectives de rentabilité tout à fait respectables.

Un autre facteur de suspicion nous vient de l’Est : l’état de la Chine reste plus que jamais l’épicentre des préoccupations actuelles. Pourtant, elle ne suit toujours pas le scénario d’un fort ralentissement de son économie et certains éléments prouvent son maintien : vente de détail à +11 % en 2015, production industrielle à + 6% en 2015, excédent commercial de 60 Milliards en Décembre, 3200 milliards de réserves de change. Une apocalypse qui verrait la Chine sombrer du jour au lendemain et entraîner dans son sillage l’ensemble de l’économie mondiale n’est donc réellement pas une crainte à avoir.

Le coût du pétrole est également un autre vecteur d’affolement des Marchés. Si la perspective de cours de pétrole bas était auparavant envisagée comme un accélérateur économique pour les pays développés elle est désormais ressentie comme un péril pour les économies émergentes qui en dépendent.

La violence de la baisse du brut a forcément des conséquences très négatives pour l’industrie pétrolière et les pays producteurs (baisse de revenus annuels de 2400 milliards de dollars pour les producteurs de pétrole et de 400 milliards pour les producteurs de charbon, la capitalisation de l’ensemble des 10 premiers grands groupes mondiaux du secteur pétrole et gaz a abandonné 750 milliards par rapport aux cours de fin 2014…).

Mais selon le principe bien connu des vases communicants, le malheur des producteurs fait le bonheur des importateurs. Pour la Chine, qui consomme 7,5 millions de barils par jour, une baisse de 10% du prix du baril équivaut à 0,3% de croissance supplémentaire, pour l’Inde à 0,5%, pour l’Indonésie à 0,3%.

Au final, même les plus pessimistes des économistes reconnaissent que l’impact net d’un pétrole bon marché est globalement positif pour la croissance de l’économie mondiale, les gagnants d’un tel environnement étant plus nombreux que les perdants.

Enfin, il est fort à parier qu’une fois les stocks épuisés, les pays producteurs pourront à nouveau faire peser leur poids sur le Marché de l’Offre et de la demande, et, le marché des énergies alternatives ne pouvant pas encore rivaliser avec le pétrole, imposer comme par le passé des prix supérieurs aux coûts de revient de l’exploitation pétrolière.

En conclusion, les Marchés manifestent surtout une réaction au souvenir inquiet du climat connu en 2008, lorsque le secteur de l’immobilier avait à lui seul fait plier le rythme de la croissance mondiale. Pourtant il n’est dans les faits pas envisageable qu’un tel scénario se reproduise à partir du pétrole : alors que les investissements immobiliers représentaient en 2007 6,5% du PIB américain, ceux du secteur pétrolier ne pèsent que 0,5%; et alors que la dette liée à l’immobilier représentait 70% du PIB en 2007, celle du secteur pétrolier n’en représente que 3%.

En outre, la réalité économique devrait davantage nuancer ce mouvement à la baisse :
– En Europe, la croissance des Pays est en hausse (+ 3.5% au 4ème Trimestre 2015 en Espagne, + 1.9% au 4ème Trimestre 2015 au Royaume-Uni), le chômage en baisse (- 5.1% au Royaume- Uni, -6.2% en Allemagne) et des chiffres prouvent la tenue de l’économie (Allemagne éxcedent commercial en Décembre de 19 Milliards, vente de voitures en zone euro en hausse de 17% en Décembre).

– Aux États-Unis, la vigueur du marché de l’emploi (Taux de chômage 4.9% avec 200 000 emplois créés en Janvier 2016), la hausse des salaires de 2.5% sur un an, ainsi que la baisse des prix à la pompe participent à la confiance des consommateurs dont l’indice (Conférence Board) a atteint 98,1 points sur janvier. Aucune remontée des taux n’est prévue aux Etats- Unis, ce qui est favorable pour ne pas casser la relance.

– Les banques centrales continuent de peser sur les Marchés par leurs décisions. Bien qu’ayant un champ d’action désormais limité, chaque intervention s’est soldée le mois dernier par un rebond des indices.

Les facteurs de soutien ne manquent donc pas et laissent à penser que la tendance de janvier traduit plus de craintes que de mal réel. Nous restons ainsi confiants sur l’avenir et sommes persuadés que c’est lors de ces périodes agitées que naissent les belles opportunités, en particulier pour ceux d’entre vous encore positionnés sur du fonds en euros. Nous étudions par exemple actuellement les potentialités d’un produit structuré proposant 10% de rendement, avec une protection à -40% de baisse de l’indice et un point de départ au 28 février. Nous vous contacterons personnellement si votre portefeuille doit bénéficier d’une nouvelle orientation, sur ce produit ou un autre.
En ces jours tourmentés, notre meilleur conseil restera :

“NE SUIVEZ JAMAIS LA FOULE !”

Notre équipe se tient à votre disposition pour tout complément d’information.
Cordialement,
Michel BRUNORO

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